N2 : Réglementation

Sommaire :

  • Réglementation
    • Les prérogatives du N2 et les conditions d'accès à la formation
    • Documents nécessaires
    • Le cadre fédéral
      • Organisation
      • Organisation internationales
      • La licence
    • Le matériel obligatoire
  • Autonomie
    • Consommation
      • Comment mesurer sa consommation
    • Planification d'une plongée
      • Méthodologie
      • Prise en compte des éléments extérieurs
    • Orientation
  • Palanquées
    • Définition
    • Evolution en palanquée guidée
    • Evolution en palanquée autonome
  • Conclusion

 

C’est quoi le Niveau 2 ?

C’est une première étape vers l’autonomie complète.

Le plongeur N2 devient acteur de sa palanquée soit en support du GP soit en pleine responsabilité en autonomie complète tout en restant sous la direction d’un DP.

Les formations théoriques et pratiques suivies rendent le plongeur N2 parfaitement apte à assumer ses nouvelles responsabilités.

Le N2 est une évolution majeure par rapport au N1.

Règlementation

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Les prérogatives du N2 et conditions d’accès à la formation

Le plongeur Niveau 2 (N2) est capable de réaliser des plongées d’exploration :

  • Jusqu’à 20 m de profondeur, au sein d’une palanquée, en autonomie, sans Guide de Palanquée (GP), avec un ou deux équipiers majeurs ayant, au minimum, les mêmes compétences et en présence d’un Directeur de Plongée (DP) sur le site qui donne les consignes relatives au déroulement de la plongée.
  • Jusqu’à 40 m de profondeur, au sein d’une palanquée, avec un Guide de Palanquée (GP) qui prend en charge la conduite de la plongée.

Ces plongées sont réalisées dans le cadre d’une organisation sécurisée, mise en place par un Directeur de Plongée (DP), selon les règles définies par le Code du Sport (CdS).

C’est le niveau minimum pour accéder au brevet d’initiateur (E1)

Pour accéder à la formation, il faut

  • Etre âgé de 16 ans minimum à la date de délivrance du brevet (autorisation d’un responsable légal pour les mineurs)
  • Etre N1

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Documents nécessaires

  • Certificat médical de non contre-indication à la pratique des activités subaquatiques de moins de 1 an signé par un médecin généraliste, médecin du sport, médecin fédéral
  • Brevet de plongeur N2 attestant son niveau
  • Licence de la FFESSM (assurance responsabilité civile)
  • Son carnet de plongée signé attestant des dernières plongées faites.
    Sans carnet de plongée signé, le DP peut décider de limiter en temps et en profondeur la plongée de quelqu’un qu’il ne connaît pas ou qui n’a pas plongé depuis longtemps.

Le cadre fédéral

Fédération Française d'Études et de Sports Sous-Marins

FFESSM - 24, quai de Rive-Neuve - 13284 Marseille Cedex 07 - France
Tél. 04 91 33 99 31
Fax 04 91 54 77 43
http://www.ffessm.fr

Président : Jean-Louis BLANCHARD

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Organisation

A tous les niveaux, les élections ont lieu tous les 4 ans

14 Commissions plus 2 activités, la plongée sportive en piscine et la randonnée subaquatique

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Organisations internationales

CMAS : Confédération Mondiale des Activités Subaquatiques

Elle a été créée en 1959 par 15 pays, dont la France (avec le Commandant Cousteau).

Cette fédération est le relais international de la FFESSM. Les cartes de plongeurs sont libellées au recto

pour la FFESSM, au verso pour la CMAS.

La CMAS ne délivre pas de diplôme. Elle rend valide dans plus de 100 pays les diplômes délivrés par les

fédérations adhérentes.

PADI : Professional Association of Diving Instructors


C'est un système de formation très répandu dans le monde et en France.


Le système est un standard mondial de formation, reconnu partout.

Les SCA (Structures Commerciales Agréées) sont souvent adhérentes au système PADI.

La licence

Elle permet :
- de participer aux
formations dispensées par la structure ;
- de passer des
brevets de plongeur ;
- de participer aux
activités fédérales, manifestations, comités régionaux ou départementaux, ...
- de devenir acteur au sein de la FFESSM en étant
élu au sein d'un comité ou d'une commission ;
- de s'acquitter d'une obligation légale :
souscrire un contrat d'assurance en responsabilité civile.

Validité de la licence :
La licence est acquise en général au début de
l'année d'activité, en général à la rentrée scolaire, à partir du 15 septembre.
Elle est valable jusqu'au 31 décembre de l'année suivante.

Le matériel obligatoire

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Autonomie

L’autonomie c’est être préparé à réagir d’une manière appropriée aux évènements qui vont se produire pour rester en sécurité pendant toute la durée de la plongée.

Un des points importants est la gestion de sa réserve d’air mais ce n’est pas le seul, d’autres éléments sont aussi à prendre en compte.

Consommation

L’objectif étant d’être capable de finir sa plongée en sécurité en respectant les consignes du DP et éventuellement de faire face à un incident (panne d’air), il est absolument nécessaire de prévoir sa consommation.

Comment mesurer sa consommation ?

Sur une plongée « carrée », par exemple une épave, et un bloc de 12 litres:

  1. se donner un top départ et relever
    • une heure (ex. 5’ après l’immersion)
    • sa profondeur (ex. 30m) que l’on maintiendra pendant la durée de la mesure
    • sa réserve d’air (ex. 180 bars)
  2. après une durée fixée (ex. 10’) la plus longue possible, relever
    • sa réserve d’air (ex. 130 bars)

Calcul de sa consommation en L/min équivalent surface

(180 – 130) / 10 / 4 X 12 = 15L/min équivalent surface

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Autre méthode

En général les ordinateurs donnent la profondeur moyenne des plongées, cela permet de calculer sa consommation moyenne sur une plongée donnée.

Exemple : profondeur moyenne 20m, durée de la plongée 40’, au départ 200 bars, retour bateau 50 bars et bloc de 12 litres.

Calcul de sa consommation en L/min équivalent surface

(200 – 50) / 40 / 3 X 12 = 15L/min équivalent surface

Planification d’une plongée

La planification doit prendre en compte :

  • la profondeur et la durée de la plongée,
  • à partir du signe « fin de plongée », la remontée avec la désaturation (yc la majoration si 2è plongée)
  • les consignes du DP : temps d’immersion max, profondeur max, réserve d’air mini au bateau (en général 50 bars) et DTR max.
  • le trajet sous l’eau pour revenir au bateau pour plus de sécurité (bloc au pendeur en cas de panne d’air)
  • Les éléments extérieurs comme le froid, le courant, la visibilité, la condition physique du plongeur, la méconnaissance du site etc…

Méthodologie

Sur la base de la profondeur maxi que l’on se fixe, toujours inférieure ou égale à la profondeur maxi fixée par le DP

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En théorie, on peut faire le calcul de la consommation phase par phase, descente, fond, remontée jusqu‘au palier, palier, entre les paliers, remontée à la surface.
C’est une méthode précise mais longue et fastidieuse.

Dans la pratique, on décompose en
consommation pendant la durée de la plongée sur la base de la profondeur max

Exemple : consommation équivalent surface 17L/min, 20m, 10’ et bloc 12L
Consommation : 17 X 3 X 10 / 12 = 43 bars

 


consommation pendant la durée de remontée/désaturation appelée
DTR (Durée Totale de Remontée)

On peut faire le calcul sur la base de « la consommation à mi-profondeur » OU en utilisant la règle

Consommation pendant la DTR avec un bloc de 15L = 2 bars/min

Consommation pendant la DTR avec un bloc de 12L = 3 bars/min

Exemple : consommation équivalent surface 17L/min, depuis 20m (profondeur moyenne 10m), DTR=4’, bloc 12L

Par la méthode de la profondeur moyenne : 17 X 2 X 4 / 12 = 12 bars

Par la méthode « 3 bars/min » : 4 X 3 = 12 bars

Prise en compte des éléments extérieurs

Comme évoqué précédemment, la consommation peut varier en fonction de paramètres extérieurs, courant, froid etc… ou du plongeur, fatigue, stress etc…

La conduite à tenir est toujours la même :

  • réduire la profondeur et le temps de plongée pour réduire les risques d’accident
  • augmenter la consommation moyenne dans la planification pour tenir compte de ces paramètres

Orientation

Il est important de savoir s’orienter sous l’eau pour faire surface près du bateau en cas d’incident (bloc au pendeur, déclenchement des secours etc…)

Plusieurs méthodes

  • Prendre des signes remarquables à la descente, gros rocher forme pointu, orientation d’un tombant etc…
  • Se positionner par rapport au soleil (lorsqu’il y en a…)
  • Plonger avec un compas pour savoir dans quelle direction on est parti et donc savoir dans quelle direction il faudra revenir.

Mais l’orientation s’apprend essentiellement par la pratique et il faut plonger suffisamment pour développer son sens de l’orientation

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 Palanquées

Définition

Définition d’une palanquée :

(Article 6 de l’arrêté du 22 juin 1998)

Plusieurs plongeurs qui effectuent ensemble une plongée présentant les mêmes caractéristiques de durée, de profondeur et de trajet constituent une palanquée.

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Evolution en palanquée guidée

Sous la direction d’un GP, le N2 maîtrise son immersion, sa vitesse de descente et de remontée et sa stabilisation à toute profondeur (yc au palier).

Il sait communiquer, surveiller sa réserve d’air et applique les consignes du DP et du GP (en particulier la profondeur max).

Il est en position d’observateur des autres membres de la palanquée et peut intervenir auprès d’un plongeur en difficulté en attendant l’intervention du GP.

Il est respectueux de l’environnement et prendre garde à ne pas perturber le système pendant toute la durée de la plongée.

Il connait et respecte la charte internationale du plongeur responsable. http://www.longitude181.org/
(Document présenté en cours)

Evolution en palanquée autonome

Sous la direction d’un DP

Il a compris la description du site faite par la DP et les conditions de la plongée, courant, visibilité etc…

Il échange avec ses équipiers avant la plongée et s’assure que tous ont bien compris les consignes du DP.

Il vérifie le matériel des autres membres de la palanquée et présente le sien pour une parfaite connaissance du matériel de toute la palanquée.

Décide avec ses équipiers du profil de la plongée en fonction des consignes du DP et du protocole de désaturation (ordinateur le plus pénalisant ou tables).
Il calcule éventuellement la majoration de la 2è plongée.

Rappelle avant la plongée les consignes de sécurité, cohésion de la palanquée, surveillance de la consommation d’air, procédure de perte de palanquée, retour bateau 50bars etc…

Conclusion

L’accès au niveau 2 est un moment clé dans la vie d’un plongeur car c’est l’apprentissage de ce qu’est réellement la plongée.

Du statut de plongeur assisté, il accède à un premier niveau d’autonomie et de responsabilité. De spectateur, il devient acteur de sa plongée.

Cela nécessite une somme de connaissances importantes dans de multiples domaines, physique, prévention des accidents, protocoles de désaturation, connaissance du matériel, réglementation mais c’est le moyen de maîtriser ses plongées et d’en profiter pleinement.

C’était votre dernier cours théorique, alors BONNES BULLES !!!

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